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Un nouveau documentaire sur le dialogue islamo-chrétien:

"CHRÉTIENS ET MUSULMANS, LE DIALOGUE EN ACTES"

Diffusé par Kto entre le 4 et le 11 janvier 2016, ce documentaire de 52 minutes sera bientôt disponible auprès du SNRM

lls sont différents. L'un est chrétien, l'autre musulman. Ils sont mari et femme, bénévoles, religieux ou simples croyants et ils vivent ensemble. Ils partagent des questions, ne sont pas toujours d'accord, se font bousculer par l'actualité, leur religion ou leurs amis et sont capables d'allier franchise, humour, foi et dialogue. Un voyage au cœur de ces instants de vie partagés entre chrétiens et musulmans.

Une co-production Hurricane Production - Kto - Snrm

UN FILM RÉALISÉ PAR STÉPHANE ROUCOU-DAVID

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8265Catholiques Musulmans, une fraternité critique, Mgr Michel Dubost

Édition Médias Paul, Paris, 2014, 248 p.

 

 

 


pretre_imamLe prêtre et l'imam, P. Christophe Roucou et de Tareq Oubrou

Édition Bayard, Paris, 2013, 200 p.

À travers un texte vif,profond,qui n’élude aucune question qui fâche,Tareq Oubrou et Christophe Roucou montrent que chrétiens comme musulmans doivent prendre en compte la diversité culturelle et la pluralité religieuse de nos sociétés, pour vivre pleinement leur vie de citoyens et de croyants.

 

Hors - Série (voir le site des Centres de Préparation au Mariage - CPM)

Le mariage islamo-chrétien.

Catholique et musulman : un projet de vie en questions

13 novembre 2015

Découvrez le nouvel hors-série d'Accueil Rencontre, réalisé par les CPM en partenariat avec le SRI (Service des relations avec l'islam) et le Gfic (Groupe des foyers islamo-chrétiens).

Le mariage islamo-chrétien.

Catholique et musulman : un projet de vie en questions.

 

Investis dans les Centres de Préparation au Mariage (CPM), mouvement ayant pour mission de préparer des couples au mariage à l’église catholique, nous sommes régulièrement sollicités par des futurs mariés, leur famille ou leurs proches, pour répondre à leurs questions sur le mariage entre catholique et musulman. C’est donc assez naturellement que nous avons choisi d’aborder ce sujet, nous adressant aux couples islamo-chrétiens vivant en France aujourd’hui.

Comment aider les futurs mariés de religion différente à vivre concrètement et quotidiennement de leur amour et à en témoigner ?

Nous souhaitons proposer quelques clefs de réflexion sur des questions touchant à la préparation et la célébration d’un mariage interreligieux, à l’éducation et la transmission, aux relations avec les familles, aux célébrations et fêtes, au quotidien et traditions culturelles, à la construction d’un vrai partage en couple de notre vie de croyants, etc.

De nombreux auteurs ont collaboré à ce projet, parmi lesquels : Christophe Roucou, Christian Delorme, Dominique Fonlupt, Tareq Oubrou, Vincent Feroldi, Azzedine Gaci, Aldo Naouri.

CdD-45-CouvRevue Chemins de Dialogue, «Croyants dans la tourmente », N°45, 2015

Le 45ème numéro de la revue Chemins de Dialogue est dédié aux « Chrétiens dans la tourmente ». Ce titre, d’une tragique actualité, ne dit pas la barbarie d’aujourd’hui dont sont victimes les chrétiens d’Orient et les minorités qui déplaisent aux islamistes radicaux, mais celle de la « Grande Guerre », que connurent nos aïeux au seuil du XXème siècle, qui ensanglanta l’Europe, fit connaître l’horreur à la plupart des familles, et inaugura une mondialisation des conflits. Il s’y vécut tant de souffrances, d’humiliations et de deuils, une telle misère s’en suivit, que le cœur des hommes en fut bouleversé. Comme l’est aujourd’hui le cœur de tous ceux que les plaies du Moyen-Orient, chaque jour plus profondes, blessent dans leur corps martyrisé ; comme l’est aussi le cœur de tous ceux que la communion fraternelle relient dans un mystérieux et tragique destin à nos frères persécutés. Et puis tant d’hommes et de femmes aujourd’hui jetés sur les routes périlleuses de l’exil sont les descendants d’hommes et de femmes dont les chaos de la première guerre mondiale et de la suivante brisèrent déjà la vie, que si l’on n’observe jamais tout à fait que l’Histoire est un éternel recommencement, l’on y perçoit cependant le même bruit de fond de l’union intime de la violence et de l’amour qui féconde originellement les entreprises des hommes et en garde toujours la trace. Et tant de croyants relèvent pourtant, inlassablement, courageusement, le défi de l’espérance. Rémi Caucanas nous invite à y être attentifs : « au cœur de la tourmente ces croyants du passé ont bien des choses à nous dire pour notre temps ».

A lire la recension du génocide assyro-chaldéen de 1915 par Josef Yacoub ou les réflexions de Claire Ly sur « la mémoire blessée, partagée et apaisée », l’on ne peut s’empêcher de s’interroger : à quoi bon tant de massacres ? Faut-il nécessairement en payer le prix pour qu’adviennent en définitive des lendemains momentanément réconciliés puis promis aux mêmes fragilités ? Pour le centenaire de la première guerre mondiale l’Institut Catholique de la Méditerranée organisa un colloque pour évoquer les initiatives prises alors, notamment dans les milieux chrétiens, pour accompagner et relever une humanité dévastée. Le pape Benoit XV « effaré des conséquences géopolitiques de la guerre » se voudra d’abord «médiateur ». L’impartialité est toujours mal reçue par ceux qui ne lisent l’heure qu’à leur clocher. Ministre de la parole, pasteur invitant à la prière, « promoteur d’une politique humanitaire », mais exclu de la conférence de la paix, il souligna dans son pontificat toutes les ambiguïtés d’un Saint-Siège pris entre « l’enclume du caractère international de la papauté romaine et le marteau des aspirations nationales des Etats » selon l’expression imagée de Jean-Marc Ticchi. Les belles pages que Claire Reggio réserve à Jules Isaac nous font respirer le très nostalgique parfum de la foi du combattant dans sa patrie, dans sa famille, foyers incandescents de sa résistance à toute épreuve, et les exigences scientifiques de cet historien au prestigieux parcours, formateur de tant de générations d’élèves. L’évocation de Franz Rosenzveig par Edouard Robberechts est l’occasion de très pénétrantes remarques sur l’inéluctabilité de la guerre et sur les mutations qu’elle connut au fil des siècles du fait de son rapport à la religion : « la guerre s’insinue au cœur et au centre de la vie du peuple en devenant guerre sainte ». En contrepoint au fracas des armes, comment ne pas évoquer Charles de Foucauld, prêtre au désert, non pas à l’abri des tourments du monde mais au service de la protection de ses frères de Tamanrasset avec lesquels il est engagé dans une hospitalité réciproque ? Il y mourra désarmé. Cette figure de l’amour fut aussi, en d’autres termes, celle de religieux engagés dans la mise en place d’œuvres de charité, comme le fut l’abbé Fouque dont Bernard Ardura, qui par ailleurs introduisit le colloque, retrace à Marseille les initiatives d’une incroyable audace et dont on connait encore tant de bienfaits ( l’hôpital Saint Joseph, les Saints-Anges, la maison de retraite de La Salette, etc.).

Le numéro 45 de la revue rappelle aussi quelques « aspects de la mission à Marseille au XXème siècle ». C’est l’occasion pour Colette Hamza de décrire les « Missions de midi », de leur fondation par Claire Monestes, dans les pas de l’abbé Fouque précédemment évoqué, au service des femmes au travail accueillies et accompagnées pour leur déjeuner, jusqu’à l’implantation actuelle dans la rue Breteuil qui reçoit toujours les femmes qui, bousculées par les aléas de la vie, en ont besoin. C’est cette attention aux besoins des personnes malmenées par un monde en mutation et en construction qu’explore Rémi Caucanas dans une belle étude sur Marseille et les « visages » qu’y prit la mission de 1930 à 1960, une manière de rejoindre ces « périphéries » qui lui sont aussi chères qu’au Pape François, surtout lorsque « l’écho d’outre-mer croise des initiatives locales », qu’émergent des modes d’être d’une Eglise missionnaire et que se dessine l’horizon du dialogue islamo-chrétien. En somme « une catholicité en espérance » selon le titre de la conférence de Yann Vagneux donné aux séminaristes des Missions étrangères de Paris et qui clôt ce très riche numéro. Jean CONRAD

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mer des califesChristophe Picard, La mer des califes, Une histoire de la Méditerranée musulmane, Paris, Seuil, Coll « L’Univers de l’Histoire », 2015, 420p.

Nous avons entre les mains une approche insoupçonnée de l’histoire. En effet, si nous avons une assez bonne connaissance de ce qui s’est passé sur terre, de l’Arabie à l’Espagne, et jusqu’à Poitiers, le rôle de la « mare nostrum » dans l’histoire des empires arabo-musulmans est bien obscur pour nous. C’est vrai que l’histoire elle-même a tout fait pour la mettre à part car elle n’est que très rarement évoquée comme une voie de conquête.

Ceci part d’une situation assez logique : les peuples d’Arabie et du Moyen-Orient sont alors plus intéressés par les mers du sud, le golfe Persique et l’océan Indien sur lesquels ils naviguent depuis longtemps pour le commerce avec cette partie du monde. N’oublions pas que l’accès à la Méditerranée est alors « verrouillé » par l’empire byzantin, comme il le fut précédemment par l’empire romain. Cette mer est donc presque inconnue des tribus qui vont partir à la conquête du monde.

Ce livre doit se lire comme un plaidoyer pour remettre la Méditerranée à sa juste place, après tant d’écrits qui lui donnaient un second rôle dans l’expansion et dans le fonctionnement des califats arabo-musulmans. Il est émaillé de références et de citations pour mieux caler son argumentation quelque peu discordante par rapport aux travaux antérieurs, sans oublier les nombreuses évocations des recherches récentes qui ont permis cette mise à jour de l’interprétation de l’Histoire.

En effet, contrairement aux idées reçues qui nous décrivent les arabo-musulmans seulement comme des pirates sur les mers, les califes de Bagdad, de Cordoue ou du Caire vont concevoir la Méditerranée comme un espace à défendre contre les Byzantins et les cités italiennes. En effet, comment pourrions-nous imaginer qu’ils ne s’intéressent qu’aux voies terrestres, alors que leur vision universaliste les conduirait naturellement vers Byzance et Rome, donc en traversant la Méditerranée ?

Christophe Picard nous apporte la preuve de cet intérêt pour cette mer qui baigne une grande partie de leur empire : il recense les fortifications, ports, mouillages installés tout au long des côtes, autant de repères qui signalent encore aujourd’hui de sa place et de son utilisation dans leur stratégie. Cette préoccupation vint très tôt dans la conquête vers l’ouest : c’est sans doute Mu’awiyya, le futur calife omeyyade, qui construisit la première flotte et s’empara de Chypre en 645. La domination musulmane de la Méditerranée va s’étendre au fil des siècles pour atteindre une position quasi-hégémonique au XIème siècle, avec les Almohades marocains. Des marins, des guerriers et des marchands vont la sillonner en tous sens. Puis, ce sera un lent déclin et, à la fin du XIVème siècle, Ibn Khaldûn fera le constat que la Méditerranée n’est plus une mer musulmane, mais qu’elle est devenue chrétienne.

Derrière cette fresque historique, il y a quelques aspects particuliers que Christophe Picard développe avec talent tout au long de son livre pour nous faire pénétrer dans les détails de cette histoire.

Le premier élément est la source de cette histoire. Si notre connaissance est d’abord alimentée par des récits consignés par des historiens chrétiens, donc de la côte nord, qui voyaient des pirates, sans doute décrits ainsi pour des raisons politiques de l’époque, l’auteur est allé cherché les écrits de l’autre côté, et il nous confirme qu’il y a un foisonnement de récits sur la navigation, les voyages, les conditions de mouillage écrits par les commandants de navires eux-mêmes, sorte de journal de bord, et par des voyageurs, comme un journal de voyage. Ces récits sont riches, documentés, détaillés. Clin d’œil à notre histoire chrétienne : c’est par ce moyen que nous avons une connaissance précise des voyages de saint Paul… Géographes, cartographes et encyclopédistes vont utiliser ces récits pour réaliser des descriptions plus scientifiques.

Ensuite, il nous confirme que le commerce n’a jamais cessé entre les deux rives, ce dont on pouvait se douter, mais surtout, et c’est là toute la nouveauté de ce livre, il nous démontre que les ports de la rive sud n’avaient rien à envier à ceux bien connus du nord : Gênes, Pise, Venise, et s’étaient développés pour apporter à cet empire les ressources qui lui manquaient pour son développement, avec bien sûr la réciproque pour les royaumes du nord qui voyaient arriver des produits qui enrichissaient leurs modes de vie.

Dans sa conclusion, Christophe Picard résume à grands traits cette histoire mal connue en nous rappelant les honneurs qui étaient réservés aux grands amiraux et chefs maritimes qui partaient sur la mer pour porter le djihad aussi loin que possible, ce qui était indissociable de l’activité mercantile et des guerres frontalières, terrestres ou maritimes.

Et l’auteur de conclure pour expliquer notre méconnaissance de ce volet de l’histoire : « Finalement, c’est au prisme des valeurs distillées dans les textes et les cartes qu’ils ont commandés, en grande quantité, aux meilleurs lettrés de l’espace islamique, que les califes successifs ont imposé une Méditerranée islamique, quitte à remodeler et à effacer ensuite la mémoire de leurs prédécesseurs. Peut-être est-ce la raison qui a longtemps éloigné la plupart des historiens de l’Europe latine triomphante d’une Méditerranée médiévale à trois voix ? ». Denys Bourguignat

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islam aux enfantsGérard Dhôtel, Comment parler de l’islam aux enfants, éd. Le baron perché, 2014, 109 p.

L’auteur est journaliste et son livre est destiné aux parents et aux enseignants. Il a pour but de les aider à expliquer l’islam vécu dans le monde contemporain et côtoyé par l’enfant et l’adolescent dans sa ville, son école, etc. L’auteur nous présente d’abord « les bonnes raisons de parler de l’islam aux enfants », puis la foi et les pratiques musulmanes avant de déconstruire certaines idées reçues.

Dans les deux derniers tiers du livre, à partir d’une série de 15 photos, nous sommes guidés avec pédagogie à travers les remarques et interrogations qui s’expriment lors de discussions avec des jeunes d’âges divers. Ce livre écrit avec une belle objectivité permet une première et bonne connaissance de l’islam et apporte de bonnes clefs de compréhension. Anne Perouchine