publié le 2 avr. 2013 08:01 par webmaster SRI
[
mis à jour : 2 avr. 2013 08:05
]
Lors de son discours au Corps diplomatique, le 22 mars 2013, la pape François a redit l'importance du dialogue entre les religions et en particulier avec l'islam :
[... ] "Un des
titres de l’Évêque de Rome est Pontife, c’est-à-dire celui qui construit des
ponts, avec Dieu et entre les hommes. Je désire vraiment que le dialogue
entre nous aide à construire des ponts entre tous les hommes, si bien que
chacun puisse trouver dans l’autre, non un ennemi, non un concurrent, mais un
frère à accueillir et à embrasser ! Mes origines mêmes du reste, me
poussent à travailler pour édifier des ponts. En effet, comme vous savez ma
famille est d’origine italienne ; et ainsi en moi est toujours vivant ce
dialogue entre les lieux et les cultures avec leurs éloignements - d’un bout du
monde à l’autre, aujourd’hui toujours plus proches, interdépendants -, qui ont
besoin de se rencontrer et de créer des espaces réels d’authentique fraternité.
Dans cette
tâche, le rôle de la religion aussi est fondamental. On ne peut pas en effet,
construire des ponts entre les hommes en oubliant Dieu. Mais le contraire vaut
aussi : on ne peut vivre des liens véritables avec Dieu en ignorant les autres.
Pour cela, il est important d’intensifier le dialogue entre les différentes
religions, je pense surtout au dialogue avec l’Islam, et j’ai beaucoup apprécié
la présence, durant la messe du début de mon ministère, de
nombreuses Autorités civiles et religieuses du monde islamique. Et il est
important d’intensifier la rencontre avec les non croyants, pour que ne
dominent jamais les différences qui séparent et blessent, mais que, même dans
la diversité, l’emporte le désir de construire des liens vrais d’amitié entre
tous les peuples."[...]
En fichier joint, l'intégralité du discours
|
publié le 2 avr. 2013 07:55 par webmaster SRI
[
mis à jour : 2 avr. 2013 08:05
]
Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) exprime son effroi et
sa profonde indignation suite à la diffusion des images vidéo de nos
compatriotes enlevés mardi dernier au Nord du Cameroun par un groupe
dénommé Boko Haram.
Ces images mêlant d’une manière extrêmement choquante, l’attestation
de la Foi Musulmane à des menaces d’assassinat d’innocents, portent
gravement atteinte à l’image de la religion musulmane.
Le CFCM rappelle aux détenteurs des otages leur lourde responsabilité
devant Dieu et devant les Hommes car, selon le Saint Coran (5 :32),
celui qui tue une personne innocente, c’est comme s’il a tué toute
l’Humanité et celui qui lui sauve la vie c’est comme s’il a sauvé toute
l’Humanité.
Le CFCM, qui partage l’inquiétude des otages et de leurs proches,
les assure de son soutien et de sa solidarité totale, et appelle les
musulmans de France à élever des prières pour que le Très Miséricordieux
sauve et protège la vie de tous nos compatriotes otages afin qu’ils
retrouvent au plus vite leur liberté et leurs familles.
Fait à Paris le 26 février 2013
Mohammed MOUSSAOUI
Président du CFCM
|
publié le 19 mars 2013 01:05 par webmaster SRI
[
mis à jour : 19 mars 2013 06:01
]
[…]
Quel signe l'élection du pape François envoie-t-elle à destination du
dialogue interreligieux ?
Quand il a pris le nom de François, j'étais très content, en tant que
responsable du dialogue interreligieux. Saint François d'Assise avait rencontré
le sultan Malek Al Kamel, au XIIIe siècle, déjà. Pour moi, c'est une bonne
nouvelle.
Le travail avait été rendu difficile, notamment avec l'islam, sous Benoît
XVI ?
Il est certain que ces derniers temps le dialogue islamo-chrétien connait des
difficultés conditionnées par des situations politiques. C’est un dialogue qui
connait des avancées et des reculs. Il faut aussi reconnaitre que les résultats
modestes que nous avons obtenus n’ont jamais été pris en compte et insérés dans
les lois ou les règlements administratifs des pays à majorité musulmane. Il
faut donc continuer à se parler et surtout, sensibiliser à la fraternité les
jeunes, chrétiens et musulmans, à travers l’éducation à l’école.
Il y a un an, Mohamed Merah tuait, notamment, des enfants parce qu'ils
étaient juifs...
Il n'y a aucune justification religieuse à cette abomination terroriste. Le
terrorisme qui s'inspire de l'islam, au fond, est un grand handicap pour
l'islam lui-même, et pour le dialogue interreligieux. C'est une sorte de
perversion de la religion. Ce qui s'est passé dimanche a Toulouse, la prise de
parole du président de la République, ce sont des gestes forts. On préfèrerait
bien sûr qu'ils aient lieu dans un autre contexte.
Une intervention militaire, comme au Mali, se justifie-t-elle?
Le terrorisme, c'est le mal à l'état pur. Chaque pays a sa manière de le
résoudre. Le Saint-Siège pense que le dialogue est le meilleur moyen d'éviter
le terrorisme, parce qu'il sous entend la connaissance mutuelle. Beaucoup de
problèmes naissent de l'ignorance. J'ai dit sur une chaîne arabe que nous
avions réussi à éviter le choc des civilisations, il faut maintenant que nous
évitions le choc des ignorances. Pourquoi y a-t-il en Europe une peur de
l'islam chez certains ? Parce que beaucoup n'ont jamais rencontré un musulman
ou ouvert le Coran. Et c'est vrai aussi pour les musulmans par rapport à nous.
C'est une question de tolérance?
C'est même une question d'amour. Si, comme croyants, nous sommes persuadés que
nous sommes des créatures du Dieu unique, alors nous sommes une famille. Et dans
une famille, on ne «tolère» pas ses frères et sœurs, on les aime. [...]
| |
publié le 18 mars 2013 09:08 par webmaster SRI
[
mis à jour : 18 mars 2013 09:08
]
Les actes de la 6° université d'hiver de chrétiens de la Méditerranée,(7-9 décembre 2012) L'islam en Europe, entre peur et dialogue intervenants : C. Roucou, JC. Petit, R. Caucanas, Z. Brajkovic, V.Ianari, M.Tarabay, C. Monge, C. Hamza, E. Renaud, Abdel Salam Souiki, Azzedine Gaci. en partenariat avec le Service pour les Relations avec l'Islam et l'Institut Catholique de la Méditerranée
sont disponibles au Service pour les relations avec l'islam avec une participation de 10 euros (frais d'envoi inclus) ou 8 euros retirés sur place, 71 rue de Grenelle (7°)
|
publié le 18 mars 2013 08:36 par webmaster SRI
Le Centre Sèvres propose Un cours animé par Christophe Roucou
le mardi de 19h30 à 21 h 30
du 19 mars au 23 avril 2013
Les musulmans aujourd'hui forment en France la deuxième communauté religieuse. Comment vivent-ils l'islam dans un pays marqué par la laïcité ? Comment sont tenues l'unité de la foi et la diversité des musulmans de France ? Où en sont les relations entre catholiques et musulmans ? Quelles questions cette situation pose-t-elle aux chrétiens ? A quelle attitude humaine et spirituelle cela les invite-il ? |
publié le 18 mars 2013 07:01 par webmaster SRI
Ce 28 février, le Pape Benoît XVI a renoncé à sa
charge d’évêque de Rome et donc de premier responsable de l’Eglise catholique.
À l’heure où les cardinaux commencent à se réunir à Rome pour élire son
successeur, il nous a semblé important de revenir sur les relations nouées par
ce pape avec les musulmans, sur ce qu’il a dit du dialogue entre chrétiens et
musulmans. Car, dans la mémoire collective des musulmans, la figure de Benoît
XVI est souvent associée au discours de Ratisbonne et à l’incompréhension qui
en avait résulté chez beaucoup de musulmans, dans les opinions publiques, selon
ce qui leur avait été transmis, comme chez de nombreux acteurs du dialogue islamo-chrétien.
Nous avons tenu à ce que les lecteurs de cette Lettre
du SRI, chrétiens et musulmans, puissent avoir accès à quelques-unes des
principales interventions de Benoît XVI sur ce sujet, en suivant un ordre
chronologique et dans la limite de quatre pages.
C’est justice que de commencer par les premiers propos
de Benoît XVI adressés directement à des musulmans, en août 2005, et ce avant
le discours de Ratisbonne : « Le dialogue interreligieux et interculturel entre
chrétiens et musulmans ne peut pas se réduire à un choix passager. C’est une
nécessité vitale dont dépend en grande partie notre avenir. »
En février 2006, beaucoup s’inquiétèrent de l’avenir
de ce dialogue après la décision de nommer Mgr Fitzgerald, président du Conseil
pour le Dialogue Interreligieux, nonce en Egypte puis de placer ce Conseil sous
l’autorité du président du Conseil pour la Culture, le cardinal Poupard. C’est
alors que Benoît XVI prononça le Discours de Ratisbonne sur les relations entre
la foi et la raison. Ses propos introductifs choquèrent ; il y reprenait
les termes d’un dialogue entre un empereur byzantin du XIV° siècle et un savant
chiite au sujet de Mohammed, prophète de l’islam. Cela suscita indignation et colère dans l’ensemble du
monde musulman. À cinq reprises, le Pape dit alors son estime et son respect
pour les musulmans et l’islam. Deux mois après, son voyage en Turquie fut
l’occasion pour lui, dans ses discours et dans un moment de recueillement à la
Mosquée bleue d’Istanbul, de s’engager personnellement dans la relation avec
les musulmans.
Les inquiétudes s’apaisèrent lorsque le cardinal
Jean-Louis Tauran fut nommé président du Conseil pour le Dialogue
Interreligieux, puis, l’année suivante, à l’occasion du Ramadan 2007, lorsque
la « Lettre des 138 » savants
et dignitaires musulmans, adressée aux principaux responsables chrétiens dans
le monde, fut accueillie très positivement par le Vatican. Des représentants
des signataires furent alors invités à un 1er Forum
catholico-musulman à Rome, en novembre 2008. À l’occasion de chacun de ses
voyages, Benoît XVI a tenu à saluer les responsables musulmans des pays ou
villes qu’il visitait, ainsi, à Paris, aux Bernardins en septembre 2008.
Démentant tous
ceux qui lui opposaient Jean-Paul II, homme du dialogue, Benoît XVI s’est
inscrit dans la fidélité aux choix du Concile Vatican II, en y apportant ses
propres inflexions. S’il ne pensait pas possible un dialogue théologique entre
chrétiens et musulmans, il a sans arrêt encouragé le dialogue au quotidien et
celui qui sert la justice et la paix dans le monde. À la suite de Jean-Paul II
et de manière plus insistante, il a lié le dialogue interreligieux et le combat
pour le respect de la liberté de conscience et de culte partout dans le monde.
Soucieux de la recherche de la vérité, Benoît XVI
inscrivit le dialogue interreligieux comme une composante essentielle de
celle-ci, n’hésitant pas dans l’un de ses derniers discours à dire : « le chrétien a
fondamentalement toute confiance, ou mieux, toute certitude qu’il pourra tranquillement
prendre le large dans la vaste mer de la vérité, sans avoir à craindre pour son
identité de chrétien. Ce n’est évidemment pas nous qui possédons la vérité,
mais c’est elle qui nous possède : le Christ qui est la Vérité nous a pris par
la main et, sur le chemin de notre recherche passionnée de connaissance, nous
savons que sa main nous tient fermement. Le fait d’être intérieurement soutenus
par la main du Christ nous rend libres et en même temps pleins
d’assurance. »
Nous espérons que son successeur s’inscrira dans ce
dialogue long et exigeant entre chrétiens et musulmans, promu par le concile
Vatican II et les Papes depuis cette date. Mais il nous revient de le pratiquer
à la base et au quotidien.
C’est la mission confiée par les évêques de France
au SRI qu’ils ont créé en 1973. Avec tous les artisans de ce dialogue,
chrétiens et musulmans, nous célèbrerons ces 40 ans du SRI, le 28 septembre
prochain, demandant à Dieu qu’il nous donne foi, audace et imagination pour
poursuivre ce chemin en « pèlerins de la Vérité ».
Christophe Roucou, 4 mars 2013
|
publié le 12 févr. 2013 13:34 par webmaster SRI
[
mis à jour : 4 mars 2013 05:44
]
Benoît XVI et le dialogue interreligieux, en particulier islamo-chrétien
Les débuts du pontificat de Benoît XVI semblaient mal augurer du dialogue islamo-chrétien : Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux placé sous la responsabilité du même président que le Conseil pontifical pour la culture, Discours de Ratisbonne (2006) qui mit à mal les relations avec les musulmans. Mais on doit reconnaître que, par la suite, le pape s'engagea résolument pour le dialogue, conformément d'ailleurs, à son premier discours à la suite de son élection. Le discours de Ratisbonne, malgré ses premiers effets négatifs, entraina la « Lettre des 138 » dignitaires musulmans et le premier forum islamo-catholique à Rome, (novembre 2008), en réponse l'invitation de Benoît XVI. Les nombreuses interventions du pape au cours de ses voyages, en Allemagne, en Turquie, à Jérusalem, au Liban jusqu'au dernier discours de Noël 2012, montrent sa fidélité aux orientations du concile Vatican II en faveur du dialogue interreligieux et particulièrement du dialogue islamo-chrétien ; un dialogue fondé sur la connaissance mutuelle, les valeurs communes, le vivre ensemble à construire et la paix à établir, davantage qu'un dialogue théologique. Appelant à ce dialogue Benoît XVI n'a cessé aussi d'insister sur la nécessaire liberté religieuse partout dans le monde .
L'ensemble des interventions de Benoît XVI dans le domaine du dialogue interreligieux se trouvent en fichier joint
|
publié le 22 janv. 2013 07:46 par webmaster SRI
[
mis à jour : 22 janv. 2013 07:48
]
L'Institut de Sciences et Théologie des Religions (ISTR) de Marseille a ouvert ses portes le 3 octobre 1992.....
20 ans de recherches en théologie des religions seront fêtés
le Samedi 26 janvier 2013 de 9h 30 à 17h
Au programme : Tables rondes, célébration, repas festif et beaucoup d'amitié partagée
Lieu : Institut Catholique de la Méditerranée
Le Mistral, 11 impasse Camille Flammarion, 13001 Marseille
33 4 91 50 90 50
|
publié le 9 janv. 2013 06:40 par webmaster SRI
Reprise de la représentation de la pièce
Pierre et Mohamed
à Paris du 9 février au 29 juin, jeudi, vendredi, samedi à 12h30,
Crypte Saint Sulpice 33 rue St Sulpice Paris 6°.
Pour plus de renseignements, Voir le communiqué de presse en fichier joint |
publié le 27 déc. 2012 02:23 par webmaster SRI
[
mis à jour : 10 janv. 2013 02:56
]
EXTRAITS DU DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI À L'OCCASION DE LA PRÉSENTATION DES VŒUX DE NOËL DE LA CURIE ROMAINE- Vendredi 21 décembre 2012-
A propos du dialogue et notamment du dialogue inter-religieux:
"Pour l’Église de notre temps, je vois surtout trois domaines de dialogue dans lesquels elle doit être présente, dans la lutte pour la personne humaine et pour ce que signifie être une personne humaine : le dialogue avec les États, le dialogue avec la société – qui inclut le dialogue avec les cultures et la science – et, enfin, le dialogue avec les religions. Dans tous ces dialogues, l’Église parle à partir de la lumière que lui offre la foi. Toutefois, elle incarne en même temps la mémoire de l’humanité qui, depuis les origines et à travers les temps, est la mémoire des expériences et des souffrances de l’humanité, dans laquelle l’Église a appris ce que signifie être humain, en en expérimentant la limite et la grandeur, les possibilités et les limitations. La culture de l’Humain, dont elle se fait la garante, est née et s’est développée à partir de la rencontre entre la révélation de Dieu et l’existence humaine. […]
Dans la situation actuelle de l’humanité, le dialogue des religions est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, et il est par conséquent un devoir pour les chrétiens comme aussi pour les autres communautés religieuses. Ce dialogue des religions a différentes dimensions. Avant tout, il sera simplement un dialogue de la vie, un dialogue du partage pratique. On n’y parlera pas des grands thèmes de la foi – si Dieu est trinitaire ou comment il faut comprendre l’inspiration des Saintes Écritures etc. Il s’agit des problèmes concrets de la cohabitation et de la responsabilité commune pour la société, pour l’État, pour l’humanité. En cela, on doit apprendre à accepter l’autre dans sa diversité d’être et de pensée. Dans ce but, il est nécessaire de faire de la responsabilité commune pour la justice et pour la paix le critère fondamental de l’entretien. Un dialogue où il s’agit de paix et de justice, devient en soi, – au-delà de ce qui est simplement pragmatique – une lutte éthique pour la vérité et pour l’être humain ; un dialogue à propos des évaluations qui sont les prémisses à tout. Ainsi, simplement pragmatique dans un premier temps, le dialogue devient cependant aussi une lutte pour le juste mode d’être personne humaine. Même si les choix fondamentaux ne sont pas comme tels en discussion, les efforts autour d’une question concrète deviennent un processus où, par l’écoute de l’autre, les deux parties peuvent trouver purification et enrichissement. Ainsi, ces efforts peuvent aussi avoir le sens de pas communs vers l’unique vérité, sans que les choix fondamentaux soient changés. Si les deux parties partent d’une herméneutique de justice et de paix, la différence de fond ne disparaîtra pas, mais, entre elles grandira plutôt une proximité plus profonde.
Pour l’essence du dialogue interreligieux, deux règles sont aujourd’hui généralement considérées comme fondamentales :
1. Le dialogue ne vise pas la conversion, mais bien la compréhension. En cela, il se distingue de l’évangélisation, de la mission.
2. Conformément à cela, dans ce dialogue, les deux parties restent consciemment dans leur identité, qu’elles ne mettent pas en question dans le dialogue ni pour elles-mêmes ni pour les autres.
Ces règles sont justes. Mais je pense que, sous cette forme, elles sont formulées trop superficiellement. Oui, le dialogue ne vise pas la conversion, mais une meilleure compréhension réciproque – c’est juste. Cependant, la recherche de connaissance et de compréhension veut toujours être aussi un rapprochement de la vérité. Ainsi, les deux parties, en s’approchant pas à pas de la vérité, avancent et sont en marche vers un plus grand partage, fondé sur l’unité de la vérité. En ce qui concerne le fait de rester fidèle à sa propre identité, ce serait trop peu, si par sa décision pour sa propre identité, le chrétien interrompait, pour ainsi dire, de sa propre volonté, le chemin vers la vérité. Son être chrétien deviendrait alors quelque chose d’arbitraire, un choix simplement factuel. Alors, évidemment, il ne prendrait pas en compte que dans la religion on touche à la vérité. À ce sujet, je dirais que le chrétien a la grande confiance fondamentale, ou mieux, la grande certitude fondamentale de pouvoir tranquillement prendre le large dans la vaste mer de la vérité, sans avoir à craindre pour son identité de chrétien. Certes, ce n’est pas nous qui possédons la vérité, mais c’est elle qui nous possède : le Christ qui est la Vérité nous a pris par la main, et sur le chemin de notre recherche passionnée de connaissance, nous savons que sa main nous tient fermement. Le fait d’être intérieurement soutenus par la main du Christ nous rend libres et en même temps assurés. Libres : si nous sommes soutenus par lui, nous pouvons ouvertement et sans peur, entrer dans tout dialogue. Assurés, nous le sommes, car le Christ ne nous abandonne pas, si nous ne nous détachons pas de lui. Unis à lui, nous sommes dans la lumière de la vérité. [...]"
|
|